Apparaître dans un clip en version avatars ou composé d’effets spéciaux. En 13 ans de carrière Gims a plus d’une fois joué des notes futuristes. Un artiste visionnaire à présent « Sous Contrôle » de l’intelligence artificielle à l’origine de son nouveau hit en featuring avec la chanteuse Rven, elle aussi générée par cette nouvelle technologie faisant de plus en plus de bruit dans l’industrie musicale.

Une chanteuse plus vraie que nature
Un voire plusieurs titres toutes les deux semaines. Des sorties à haute fréquence pour Gims qui multiplie les hits aux succès plus ou moins retentissants. Que ce soit l’estival « Soleil » en solo ou des featurings allant de « Labubu » avec Ilyah à « Triple S » avec Gazo en passant par « Yakuza » avec RK. Si il a déjà collaboré avec des têtes d’affiche ou des nouvelles stars de la musique urbaine, cette fois grande première le rappeur s’unit à une voix jusqu’alors jamais entendue, celle de Rven, prononcez Raven. Si son nom sonne inconnu des mélomanes y compris des amateurs de rap c’est normal, puisque la chanteuse n’est ni issue d’un télé-crochet, ni l’interprète d’un succès viral, mais bel et bien uneréalisation virtuelle de l’intelligence artificielle. Une chanteuse à peau matte et chevelure crépue camouflée elle aussi sous une paire de lunettes. Un physique crée de toutes pièces par cette nouvelle technologie, tout comme les paroles et l’instru du morceau orchestré autour d’un air pop urbain. Même son de cloche du côté de sa voix un peu robotique mais plus vraie que nature s’accordant totalement au timbre de ténor de l’interprète de « Ciel ». Un artiste qui a décidé de sortir un peu de son beat récurrent mixé et remixé dans la plupart de ses tubes, en laissant la réalisation à l’outils numérique. Si l’air semble effectivement différent, il sonne tout de même une rythmique faisant écho à celle de « Melodrama » de Disiz et Theodora. « J’suis sous ton contrôle dans tes mains sales, Mais j’me sens reine quand tu m’appelles, C’est toxique, mais c’est vital, Ton amour m’fait perdre mes ailes » scande-t-il sur ce refrain entêtant en réponse à Raven. Une chanteuse encore en plein chargement mais déjà en ligne sur Tiktok, Youtube et même Instagram où son compte est suivi par 1566 abonnés. De son côté c’est bien en chair et en os que Gims se produit lors defestivals d’été. Artiste à l’affiche entre autre des Solidays de Paris ce 26 juin 2026, finalement annulés en raison des fortes chaleurs. Capitale qu’il retrouvera finalement à la fraîche les 16 et 17 décembre 2026 pour deux shows évènement à La Défense Arena (rebaptisée entre temps la Plenitude Arena), quasi un an après les précédents.

Une nouvelle technologie qui fait grand bruit
Parmi les potentiels titres de sa setlist son incontournable « Bella » interprété alors qu’il se faisait encore appelé « Maître ». On pense aussi à ses nombreux duos que ce soit avec Kendji Girac ou Vianney. Si contrairement à Raven, Louane est belle et bien réelle leur duo « Ne M’en Veux Pas » n’est autre qu’une production 100% virtuelle entièrement généré par l’IA dans le cadre du projet Kelly’s Vault. Une ballade palpitant autour d’un amour brisé explorant avant tout les possibilités offertes par le système dans la création musicale. Un outil qui fait grand bruit au sein de l’industrie et des artistes en majeur partie contre son utilisation contraire au processus de création et pouvant faire circuler de fausses infos. On pense entre autre à la chanson « Heart on My Sleeve » qui imitait les voix de Drake et The Weeknd. Ce n’est pas celle de Stromae mais d’un dénommé Chill77 qui résonne sur une version soul de « Papaoutai » qui a tourné en boucle partout sur le web et jusqu’aux charts mondiales. Tandis que ses camarades les Black Eyed Peas avaient eux tenté bien avant l’expérience dans leur clip « Guarantee ». Côté urbain, Booba a lui franchi le pas pour l’enregistrement de son nouvel opus « Blanco Nemesis » sorti le 28 mai dernier. Tandis que le titre « Magique » du faux rappeur Willylancien a lui été joué sur Skyrock. Laurent Bouneau, directeur de la radio rap y voit là non pas une régression mais une évolution comparable aux débuts de l’utilisation de l’auto-tune désormais très utilisé dans la musique depuis sa popularisation par le groupe PNL. À voir si l’IA suivra cette même voie.
DROUIN ALICIA





