Les concerts de rappeurs se suivent et se ressemblent. Après Ninho, Jul et prochainement PLK, au tour de Niska de faire trembler le Stade de France de son flow unique. Artiste qui y marquera un triplé rempli en tout juste quelques minutes. Des concerts historiques orchestrés autour de ses plus gros tubes.

Un marathon transpirant
C’est un rendez-vous rap qui sonne déjà comme l’un des plus retentissant de l’année à venir. Une victoire supplémentaire pour Niska qui quelques jours après avoir célébré celle du Paris-Saint-Germain s’apprête lui aussi à fouler le terrain. Et pas n’importe lequel puisque c’est dans l’enceinte du mythique Stade de France que le rappeur qui a grandi non loin à Evry-Courcouronnes, se produira durant trois jours d’affilés. « À la base, on faisait du rap avec nos codes, pour les nôtres. Vous avez emmené tout ça bien plus loin qu’on ne l’avait imaginé. Ces Stade de France, ce ne sont pas les miens. Ce sont les vôtres. » se réjouit-il de ce triplé gagnant qui se jouera du 9 au 11 avril 2027. Une première dans l’histoire du rap français, Jul ayant réalisé lui deux shows évènement et Aya Nakamura n’étant elle pas vraiment classée dans la catégorie rap. Un record à la hauteur de la stature de Niska au sein du monde urbain, déjà entendu à l’Accor Arena de Paris. Un capitaine à la tête d’une équipe de fans ultra réactifs. Communauté qui ont transpiré dés l’annonce de son premier concert. Avant de sprinter tout droit vers la pré-vente durant laquelle se sont arrachées les 80 000 tickets disponibles en moins de cinq heures. Avec des tarifs compris entre 60 euros pour une place en haut des gradins, 65 euros pour un accès pelouse et jusqu’à 150 euros catégorie « DIAMANT » de la couleur de certaines de ses certifications. Même son de cloche pour le match retour qui n’a pas réussi à contenter tous ses fans. « Une fois c’est historique, deux fois c’est légendaire. Back 2 Back. Merci le gang » a réagi ce fidèle supporter du PSG avec une petiteréférence au second sacre national du club. Avant de repartir dans la foulée droit au but encouragé par des vidéos d’internautes chez qui la connexion à la billetterie avait échoué. « Vous êtes pas contents ? Triplé ? » a-t-il officialisé satroisième et ultime rencontre en reprenant la fameuse expression de Kilian Mbappé. Un champion catégorie urbaine qui devra se tenir à un entrainement intensif pour préparer ses shows orchestrés autour d’une énergie brute et de hitsincontournables qui vont en faire suer plus d’un. Avec pour phase d’échauffement plusieurs prestations lors de festivals d’été. Dont les Francofolies de la Rochelle ou la Foire aux vins d’Alsace à Colmar.

Un champion des charts aux hits musclés
Une bonne mise en jambes pour ce médaillé d’or des charts totalisant des millions d’écoutes sur les plateformes de streaming. Entré sur le terrain du rap français il y a un peu plus de dix ans sous ce pseudonyme qui n’est autre que le verlan de son début de prénom (Stanislas) agrémenté d’un « K » pour plus de piment. Une carrière triomphante bâtie sur des freestyles musclés, dont le délirant « Freestyle PSG » et ses 100 millions de clics. Phénomène viral qui à l’époque a dépassé le fameux « Despacito » de Luis Fonsi. Un artiste qui a rapidement pris de la hauteur jusqu’à devenir un incontournable de la scène urbaine française. Entre autre en se faisant entendre aux côtés de Maître Gims sur le tube « Sapés comme jamais ». Autre projet qui a fait grand bruit, sa première mixtape baptisée « Charo Life », rythmée par sa « danse du charo » consistant à mimer la démarche d’un vautour aux ailes déployées. Reprise entre autre par le footballeur Blaise Matuidi pour célébrer ses buts. Et même dans le dictionnaire définissant le « charo » comme un « homme à la recherche de multiples aventures amoureuses ». C’est plutôt pour ses nombreuses certifications que Niskafait parler de lui, ainsi que sa collection de hits fédérateurs mêlant trap, influences afro et lyrics tranchants. Dont l’un des plus populaires « Réseaux » qui a élargi le sien en tournant en boucle dés sa sortie durant l’été 2017. Un « Commando » resté aux commandes avec son second opus qui d’entrée de jeu à classer neuf titres dans le Top 10.Une addition « Salé » pour celui demeurant l’un des premiers à populariser l’afro-trap en France. Un artiste qui a su accorder sa voix identifiable, son flow unique et ses gimmicks à une gestuelle à l’air de coupé-décalé ou N’domobolo. Aussi bien en solo qu’en featurings. De nombreuses collaborations allant d’Aya Nakamura à Booba(« Médicament ») en passant par Koba laD, ou SCH (« Mauvais payeur »),faisant comme lui parti de cette « Nouvelle école » prometteuse. Sans oublier son « GOAT », signifiant « le meilleur de tous les temps » chez les jeunes, qui n’est autre qu’un album collaboratif avec Ninho. Si il s’est aussi associé plus d’une fois à Jul, les sorties musicales de Niska sont nettement plus espacées, son dernier album solo « Le monde est méchant » remontant à 2022. Avec ses shows en préparation le tempo serait le bon pour faire entendre le suivant.
Concerts de Niska au Stade de France les 9-10 et 11 avril 2027.
DROUIN ALICIA





