Oria continue de répandre de sa lumière au sein de son premier album « ça ira » : Chronique musicale

Des mois que la foule s’agite au son de la voix d’Oria. Que ce soit en « Soirée mondaine » ou bal populaire.Une artiste rayonnante venant ensoleiller l’automne de son univers pop réchauffé de sonorités orientales composant son premier album
« ça ira ». Un message d’espoir orchestré autour de ses premières gammes à Nice et sa vie bercée par un métissage culturel enrichissant. Chronique musicale.
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Princesse des 1001 nuits

Son nom signifie « doré » ou « or », comme la certification de son premier single écouté à plus de 19 millions de streams. Ou sa voix chaude au vibrato envoûtant à l’air d’Edith Piaf. Une « Princesse de la nuit » ou plutôt des 1001 nuits, moderne en costume non pas de bal mais tablier de service. Née avec des « Rêves de comptoir » plein la tête derrière celui du bar tenu par son père dans un quartier passant de Nice. Et une oreille attentive sur les confidences des clients devenues l’une de ses sources d’inspirations. « Mais dans sa vie, y a plus d’ivresse, Alors elle boit, Jusqu’à redevenir princesse » trinque-t-elle en souvenir d’une duchesse attablée aux côté d’un « roi de la tristesse ». C’est justement une larme au coin de l’oeil qu’on la retrouve en pochette de son premier album au titre symbole de résilience. Un gros plan en noir et blanc contrasté par un second cliché d’elle assise le regard plus souriant et les yeux rivés vers de grands rêves l’animant depuis l’enfance. Une jeune femme remontant le film de sa vie en 11 étapes. Depuis ses premiers bercements en passant par les différentes épreuves qui l’ont fait grandir sans lui faire perdre son éclat. Si elle continue d’avancer, la chanteuse n’hésite pas à revenir sur ses pas « Place Masséna » qu’elle traversait au bras d’un ex. Célèbre place colorée qu’elle retraverse en choeur avec l’accent chantant et grain chaleureux de Claudio Capéo. Juste après une escale sous le soleil d’Italie, non pas pour un tour de gondole romantique mais une balade sous la grisaille d’un amour ombragé. Pas de quoi refroidir la « Bella Vita » de cette « Femme de » caractère ni faire redescendre la température de son univers artistique solaire. Une méditerranéenne dans l’âme clamant sa soif d’indépendance et liberté sur cet hymne féministe produite par Mosimann accordant guitare espagnole, rythmique pop urbaine et choeurs plus classiques. « Prends garde à toi, J’suis pas la femme de, La femme de, La fille de, J’suis moi » affirme-t-elle d’une interprétation théâtrale on ne peut plus élégante. 

Un conte de fée moderne

Une femme qui n’a pas besoin de bijoux pour briller ni pour reconnaître la valeur d’un homme. « Je me fous de leur fortune » reprend-t-elle les belles paroles de Sylvie Vartan avec pour écrin sa chanson « Toi jamais » qui lui va comme un gant. Un message intemporel couplé à une émotion intacte et un texte toujours aussi résonnant qui a fait palpiter la toile. Une reprise qui a dépassé les 250 millions de vues et 10 millions de streams. Une artiste qui a décroché le gros lot à la « Tombola », jusqu’à devenir une invitée d’honneur tournant en boucle en «Soirée mondaine ». Un hit dansant cachant derrière son air festif le côté sombre une fois sortie de piste. Un conte de fée moderne sonnant aux douze coup de minuit la cruauté et superficialité de la haute société ainsi que le vide existentiel loin de l’authenticité d’une relation humaine réelle. Une chanteuse faisant tomber le masque social tout en mettant à nue la vraie richesse de la vie. À savoir l’acceptation des uns et des autres « Comme ils sont» mais aussi ces moments précieux entourés des siens avant qu’il ne soit trop tard (« Tu n’es pas là »). « Et si la raison était mon dernier espoir, Je pourrais la perdre pour une seconde avec toi » tente-t-elle de combler l’absence sur ce titre poignant. Un coeur désormais rempli par l’amour du public, aux battements optimistes. « Oui, des erreurs t’en as faites, Et tu en referas, Ton coeur a connu des tempêtes, Il en reconnaîtra, Mais je voulais te dire, N’oublie pas de sourire, Car demain… « ça ira» berce-t-elle l’enfant intérieur qu’on a tous en nous d’une ultime note positive. 

DROUIN ALICIA 

Alicia Drouin

Alicia Drouin est une journaliste au profil éclectique maitrisant l’écriture Web mais aussi l’aspect technique de la post-production. Passionnée par la musique et l’univers des Médias elle a déjà collaboré à différents sites tels que Just-Music ou Laboxmedias.