La foule s’agite au rythme des chansons d’Oria. Une jeune demoiselle continuant de faire danser en « Soirée mondaine » et au-delà avec « Bella Vita ». Un nouveau hit estival à l’air d’émancipation sonnant une pirouette artistique.

Oria - Bella Vita

Reprendre le large

Ils sont près de 19 millions à s’être invités à sa « Soirée mondaine ». Un tube qui a tourné en boucle tout l’été désormais rejoint sur la piste par « Bella Vita ». Un air d’été indien pour la solaire Oria posant ses valises dans un pays de charme et romance, l’Italie. Une escapade musicale loin de la grisaille sentimentale et des amours de vacances qui s’éteignent une fois la rentrée arrivée. « J’ai vu l’amour nous rendre fous, Jusqu’à c’qu’un jour fanent les fleurs , La Bella Vita, il me l’avait promis, L’amour à Roma sous le ciel d’Italie, La Bella Vita, ce n’est que dans les films » rembobine-t-elle cette histoire pleine de « promesses en l’air » désormais noyée sous l’eau. «Y’a plus rien à faire, Je ne vais plus t’aimer, Non, plus jamais » reprend-t-elle les commandes de sa vie, en partie dirigée auparavant par un partenaire qu’elle ne connaissait pas si bien. Une leçon de bonheur et affirmation de soi orchestrée autour de sonorités variétés pop. Etbain de soleil ultra lumineux ambiance estival à l’air léger entêtant nuancé par un message profond d’émancipation et indépendance. Une jeune femme mieux seule que mal accompagnée, pour autant prête à partager et donner de sa personne à ceux qui le méritent. Et c’est bel et bien en tête à tête qu’on la retrouve dans le clip du single. Tournage réalisé justement au coeur de la botte, entre soleil, air marin et traditionnelles ruelles colorées. Une vidéo qui s’allume sur une séquence en noir et blanc, avant de gagner en luminosité au fil des secondes. Une artiste se déhanchant avec douceur et passion au bras du célèbre danseur/chorégraphe Jonathan Jenvrin. Un jeune homme au regard clair et coupe blonde platine contrastant avec le charme ténébreux de cette méditerranéenne en pleine vague du succès. Une chanteuse qui compte garder le cap avec la sortie prochaine de son tout premier album intitulé « ça ira ». Onze pistes, composées autour de sa propre vie, à la fois intime et fédérateur, avec des notes d’espoir et désespoir livrées avec le coeur et l’âme. Des chansons qui voyageront sur scène, dont celle de La Cigale le 2 avril 2027. Une nouvelle escale parisienne quelques mois après une Scala remplie d’émotions. La billetterie est ouverte depuis ce mercredi 2 septembre 2026.

Oria  - Soirée mondaine -

Emporter la foule

Dans sa setlist forcément le très attendu « Soirée mondaine ». Succès qui lui a permis de conquérir un large public inter-générationnel tout en lui ouvrant la porte de nombreuses scènes un peu partout en France. Et ce malgré un début silencieux. Un tube de l’été retentissant qui s’est fait plus fort au lendemain de sa diffusion dans l’émission « Danse avec les stars ». Jusqu’à grimper dans le Top 25 radio. Et même au sommet des chansons les plus recherchés en France sur Shazam pendant trois mois. Ainsi qu’au sein du Top 200 singles souvent dominé par des hits urbains et artistes internationaux. Une artiste qui a su se frayer un chemin tout en trouvant sa place, contrairement à la « jeune demoiselle au regard insolent, Qui sortait le soir » en quête d’amour et validation des regards extérieurs. Un hit en l’apparence festif cachant derrière son refrain léger et entêtant un petit air révolutionnaire. Une artiste se faisant la voix de ces anciens clients de bar qui trinquaient et dansaient « pour combler un vide ». Un récit intime et universel traitant du désir d’ascension et du port de masques dans un monde superficiel brillant uniquement en surface mais sans profondeur, et où l’amour se trouve finalement à l’intérieur de soi. Un hit écrit à Tunis, orchestré justement autour d’influences orientales. Un univers artistique affirmé aux influences classiques et contemporaines. Un accord hybride entre nostalgie, racines orientales et modernité pop moderne et touches urbaines. Une musique se voulant aussi intemporelle que celles de ses inspirations allant de grandes figures de la chanson française comme Edith Piaf,Jacques Brel à des noms plus actuels comme Stromae ou Indila à qui il est difficile de ne pas la comparer. Parmi ses reprises les plus retentissantes justement « Tourner dans le vide » en passant par « Aïcha » de Khaled ou une adaptation de « Une belle histoire » de Michel Fugain. Mais aussi « Toi jamais » de Sylvie Vartan à la tonalité suave et sensuelle. Un succès viral qui a dépassé les 250 millions de vues et 10 millions de streams. Et remix unique qui lui a permis d’imposer sa voix reconnaissable et son style singulier faisant d’elle une révélation prometteuse.

DROUIN ALICIA