Nouveau sacre pour le petit prince du Raï. Surnom couronnant Faudel depuis 30 ans déjà. Anniversaire que célèbre cet artiste dont le nom sera illuminé de rouge sur la façade de l’Olympia. Une petite fête rayonnant de hits solaires et chaleur humaine après de longues années ombragées.

Faudel - 30 ans - concert - Olympia

Un bain de soleil

Son sourire a gardé le même éclat, tout comme son regard pétillant. Il faut dire que le coeur est à la fête pour Faudel venant de souffler ses 48 bougies. Un chanteur s’offrant pour l’occasion un concert anniversaire célébrant « 30 ans de carrière, de souvenirs, de chansons et de moments partagés avec vous ». Un hôte organisant une soirée à la hauteur de l’évènement sur la mythique scène de l’Olympia de Paris. Conviant son public pour une grande communion le 26 avril 2027. Une soirée festive entre nostalgie et énergie solaire, s’annonçant comme un moment fort pour les amateurs de raï et de musique populaire. Une date sonnant l’heure de grandes retrouvailles avec ses fans de la première heure où il réalisait une entrée royale avec le doux parfum d’Orient de « Tellement N’brick (Tellement je t’aime) ». Une belle histoire d’amour qui a déchainé les passions dans le meilleur comme dans le pire de sa carrière composée autour de ses nombreux succès qui seront eux aussi de la partie. Des grands classiques rejoués à coup d’arrangements vibrants par des musiciens hors pair accordés à sa voix chaleureuse. Une représentation généreusement composée autour d’interactions, surprises. Mais accessible à des tarifs grand public allant de 39 euros pour une place située en balcon à 89 euros pour un siège dans le carré d’or. La billetterie est déjà ouverte.  Si il s’est récemment échauffé pour ce grand jour en participant à la tournée « I Gotta Feeling » hommage aux années 2000, Faudel pourrait par la suite garder le tempo en jouant les prolongations avec une tournée en solo un peu partout en France.

Faudel - Mon pays

Entre vague du succès et marée montante

C’est de l’autre côté de la méditerranée lors de vacances en Algérie que Faudel a commencé à chanter. Et c’est son interprétation du traditionnel hymne oriental « Abdel Kader » qui a laissé bouche bée ses proches. Famille qui l’a bercé de musique, notamment sa grand-mère chanteuse et ses frères amateurs de soul et reggae avec qui il se produisait lors de fêtes de quartier et scènes locales au sein du groupe « Les Etoiles du Raï ». Univers composant justement le sien, un accord unique entre tradition du raï, influence pop et énergie scénique. Avec pour référence son célèbre « Tellement N’Brick (Tellement je t’aime) ». Premier succès interprété à la fois en français et en arabe qui a importé les rythmes maghrébins dans la musique hexagonale. Un métissage musical qui a permis au chanteur de s’imposer à la fois comme une figure incontournable du raï et l’un des visages les plus populaires de la scène musicale française. Avec des titres inédits comme « Dis-moi… » extrait de son album « Baïda » sorti en 1997, certifié double disque d’or. Ou des reprises allant d’« Aicha » au fameux « Abdel Kader » demeurant intemporel, en passant par « Comme d’habitude » un standard de la musique francophone brillant au sein de son album live « 1,2,3 Soleils » vendu à plus de 2,5 millions d’exemplaires. Autre chanson incontournable de son répertoire « Mon pays » évoquant sa double culture franco-algérienne. « Trop d’amis pour oublier que c’est ici que je suis né » affirme ce natif de Mantes-la-Jolie fier du drapeau tricolore sans renier l’héritage de ses origines résonnant comme une mémoire vivante dans chacun de ses projets musicaux. Un artiste symbole de cette France black-blanc-beur dont chacun des concerts sonnait l’heure de véritable célébrations. Un ascension fulgurante euphorique finalement nuancée de quelques fausses notes. Notamment après ses paroles soutenant Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle. Une polémique qui a fait grand bruit, jusqu’à provoquer les huées des spectateurs en pleine Fête de la Musique. Le début d’une descente aux enfers pour Faudel alors contraint d’annuler sa tournée et d’effacer son planning promo sa maison de disque lui ayant fait comprendre qu’il ne ferait plus recette. Suivie d’un silence quasi total loin des projecteurs. Une nouvelle vie au Maroc qui lui a permis de se reconstruire sans jamais éteindre définitivement son micro rebranché régulièrement lors de mariages ou galas un peu partout au Moyen-Orient. Un chanteur demeuré une référence du raï aux chansons ayant marqué toute une génération et continuant de faire chanter le public. Revenu finalement avec des titres épisodiques un peu moins retentissants comme « Mon dieu », « Histoire Chaba » ou dernièrement « Champions » hymne de la Coupe d’Afrique des Nations. D’autres morceaux seraient déjà prêts et donnerait le ton à un nouvel album qui sonnerait une nouvelle étape dans sa vie et carrière.

Concert de Faudel à l’Olympia de Paris le 26 avril 2027

DROUIN ALICIA