Depuis l’excellent Crymachina, on n’avait pas beaucoup entendu parler de Furyu. Mais l’éditeur japonais se réveille en ce printemps 2026 et annonce justement un nouvel épisode de sa série des Cry.

Il ne faut pas être de grand clerc pour deviner l’inspiration des développeurs pour Crymelight qui reprend absolument tous les codes du roman Alice aux Pays des Merveilles, à commencer par son héroïne, appelée justement Alice. Crymelight est présenté comme un jeu de rôle rogue-like en 2D. Comme dans les jeux précédents, Alice et les autres personnages arrivent dans un monde postérieur à leur mort, enfermées dans ce Pays des Merveilles qui n’a rien de merveilleux puisque s’y déroulent des combats sans fin. Le seul moyen pour Alice et les autres d’être libres est de vaincre la célèbre Reine.

Classique de la série, les interactions avec les personnages secondaires devraient représenter une bonne partie de l’intrigue, bien qu’on n’en connaisse pas la teneur à l’heure actuelle. Il n’y a pas l’air d’y avoir d’autre personnage jouable cette fois-ci.

Crymelight surprend d’abord par sa réalisation, puisqu’on passe d’un jeu de rôle 3D à de la 2D, super deformed qui plus est et pas franchement superbement animé. Si on s’inquiète de cette soudaine baisse d’ambition de la part de Furyu, le jeu reste artistiquement très attrayant grâce à un univers fantastique et à des personnages soignés. Le style pictural sort vraiment de l’ordinaire. L’aventure vous fait parcourir différents stages tout en repoussant l’armée de chevaliers de la Reine. Alice dispose a priori d’un certain nombre de capacités actives pour provoquer des dégâts de zone. Deux types d’angles de caméra, proche et lointain, sont laissés au choix du joueur.

Le gameplay de Crymelight va reposer énormément sur des cartes à équiper. Ce ne sera pas un deck comme dans d’autres jeux puisqu’il s’agira de choisir une main de cinq cartes comme au poker. Ces cartes présentent des capacités actives et passives (plus de points de vie, faire exploser les ennemis, etc.) et la main est d’autant plus fortes que les cartes choisies vont ensemble. Comme au poker, en somme. A chaque victoire dans un niveau, Alice obtient une carte parmi trois. En cas de défaite, il n’y a pas de game over : Alice remonte le temps et retourne au salon de thé, perdant les cartes en main dans le processus. La durée de vie estimée par l’éditeur est de 20 à 30 heures de jeu.

Crymelight sortira sur Nintendo Switch 2, PS5 et Steam partout dans le monde le 5 novembre prochain, mais deux bémols à cela. Le français n’est pas pris en charge et seules les voix japonaises seront disponibles. L’édition physique ainsi que la version collector à quelques 11’000 yens seront exclusives à l’archipel, pendant que la version dématérialisée standard devrait sortir chez nous à petit prix, soit 20€.





