2 millions de spectateurs et une artiste, Shakira. Diva colombienne qui a fait danser et chanter le plus grand Etat d’Amérique latine, le Brésil. Un bain de soleil XXL sur la plage de Copacabana, arrosé de tubes hispanophones mais aussi d’invités locaux et références culturelles au pays de la samba.

Show et dispositif XXL
De plage la plus célèbre du monde à plus grande salle de concert à ciel ouvert. Ce samedi 2 mai c’est une marée humaine de 2 millions de spectateurs rassemblés dans ce lieu incontournable de Rio de Janeiro. Un bain de foule sous une chaleur estivale, pour qui la température est montée d’un cran à l’arrivée de Shakira. Chanteuse aux airs de grain de sable face à l’immensité de ce show évènement composé autour d’une scène de plus de 1300m2 équipée d’une vague d’écrans géants disposés tout au long de la promenade. Imposant dispositif qui a malheureusement causé le décès d’un technicien lors de son installation. Entre deux fans également 8000 agents de sécurité, épaulés par des drones et caméras à reconnaissance faciale, en plus de 18 points de contrôle équipés de détecteurs de métaux pour maximiser la sécurité de chacun. Ainsi que des vendeurs ambulants d’éventails, casquettes et petits flacons contenant des mirfiques « larmes de Shakira », en clin d’oeil au nom de sa tournée « Las Mujeres Ya No Lloran World Tour ». Mais ce soir pas question de pleurer pour cette touriste cinq étoiles. Chanteuse qui faisait escale au Brésil dans le cadre du projet « Todo Mundo no Rio ». Opération visant justement à redynamiser le tourisme sur place, lancée il y a deux ans avec un concert de Madonna. Un grand rendez-vous qui l’an dernier avait fédéré 2,1 millions de visiteurs venus applaudir Lady Gaga. Avec une majorité de voyageurs résidents sur le continent américain ayant cette année encore fait le déplacement pour l’occasion. Une hausse de 80% des réservations aériennes estimée par l’agence de tourisme brésilienne. Et de généreuses retombées économiques de plus de 800 millions de reais, soit 136 millions pour la ville. Des chiffres à la hauteur de la renommée de l’artiste colombienne aux 100 millions de disques vendus et à l’image culturelle on ne peut plus symbolique.

La plus brésilienne des hispaniques
Une diva latina écoutée en boucle non seulement dans les pays hispanophones mais aussi au Brésil. Devenu le premier pays non hispanophone à avoir classé ses chansons dans les charts. Territoire pourtant historiquement réfractaire aux musiques étrangères, dont celles de ses voisins espagnols. « Elle fait le lien entre le Brésil et les autres pays d’Amérique latine » affirme Jouzeffer Fernandes Pereira, président de son fan-club brésilien. Un lieu dans le coeur de la « loba » qui s’y déhanche régulièrement depuis 30 ans. Et qui y avait entre autre ouvert le rideau de sa tournée mondiale actuelle en février 2025. Et c’est vêtue d’un d’un costume de circonstances aux couleurs du drapeau brésilien que Shakira a joué les premières notes de son show historique, tout en saluant à la foule en portugais. 2 heures de spectacle entièrement gratuit mais pas moins qualitatif. Un concert orchestré par un ballet de drones dans le cielformant une silhouette de louve suivi des mots « Te Amo Brasil ». Rythmé ensuite d’une vague de ses plus grands hits.Allant de l’aérien « La fuerte » pour le décollage, au criant « She Wolf ». En passant par « Bzrp Music Sessions, Vol 53 » faisant écho à sa rupture sentimentale avec Gerard Piqué. Ou encore les célèbres « Hips Don’t Lie », « La Bicicleta » ou son indémodable « Whenever Whenever ». Une setlist complétée par quelques titres et invités surprises locaux. Dont la popstar Anitta au micro du hit « Choka Choka ». Autre guest, Caetano Veloso, pionnier du mouvement tropicalia, sur le titre « O Leaozinho » avec lequel Shakira berce ses enfants. Autre légende de la musique brésilienne, la sœur de ce dernier Maria Bethânia entourée de la batucada des Unidos da Tijuca pour orchestrer le classique « O que E, O Que E ? » de Gonzaguinha. Ainsi que la chanteuse et actrice Ivete Sangalo sur une version enflammée de « Pais Tropical » de Jorge Ben Jor. Avec pour faire grimper la température également son fameux « Waka Waka » hymne de la Coupe du monde 2010 de football. Terrain de jeu de ce quintuple champion qui pourrait bien célébrer une sixième étoile sur son maillot jaune au son de « Dai Dai ». Nouvel hymne officiel de la compétition interprété cette fois encore par une supportrice de premier choix, Shakira.
DROUIN ALICIA





