A travers des remakes et de nouveaux épisodes à succès, Capcom a su imposer de nouveau sa série Resident Evil comme référence après le trou d’air de Resident Evil 5 et 6. Pour ce neuvième épisode, Resident Evil Requiem, l’éditeur est dans une phase plus favorable que jamais. Mais il ne faudrait pas qu’il s’endorme sur ses lauriers.

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Resident Evil Requiem vous fait incarner Grace Ashcroft, une enquêtrice du FBI enquêtant sur des morts mystérieuses dans un hôtel abandonné. Scénario qui ne sera qu’un prétexte pour vous jeter contre zombies et créatures plus grosses et plus monstrueuses les unes que les autres. L’intérêt principal du titre de Capcom ne sera guère son histoire, assez anecdotique et peu fouillée au final, mais bien son gameplay.

Un épisode sang pour sang hardcore

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Le fait est que Resident Evil Requiem effectue un vrai retour aux sources vers le côté «survie» de survival-horror. Le jeu vous jette au milieu de zombies particulièrement résistants qui peuvent prendre plusieurs balles dans la tête avant de s’écrouler. Balles que vous avez peu ou pas, vu l’extrême rareté des munitions sur une bonne partie de l’aventure. Et pour cause, Grace commence munie d’un revolver avec… une seule balle! Il faut très, très bien viser dans Resident Evil Requiem, sinon on ne donne pas cher de votre peau en fin de mission… Pour la première fois, la série laisse complètement le choix, et à tout moment, entre vue à la première ou à la troisième personne. Chacun pourra choisir la plus confortable ou spectaculaire, mais les deux offrent une jouabilité précise. Bien sûr, la fuite ou la discrétion sont aussi souvent une bonne option.

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On apprécie également le soin apporté à la partie «aventure» puisque dans l’hôtel du début ainsi que dans des séquences ultérieures, le joueur doit vraiment chercher, réfléchir et découvrir par lui-même comment atteindre un objectif très général. Le jeu ne vous assiste pas et l’exploration se révèle d’un grand intérêt. C’est un plaisir de parcourir chaque recoin de la carte, rechercher ou examiner chaque objet, tout cela au milieu de séquences d’épouvante vraiment marquantes! Les chapitres comportent également des énigmes bien pensées qui conviendront aux amateurs du genre. Un côté aventure très complet donc, et qui, croisé avec l’aspect survie, donne une immersion sans pareille. Il faut avoir à l’esprit que la recherche et la réflexion se font au milieu de zombies parfois surpuissants. La tension monte très haut et les sensations de jeu n’en sont que plus grisantes.

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Mais Capcom ne vous laisse pas sans moyens. Un système de bricolage existe pour créer des objets en particulier à partir du sang quelque peu spécial des ennemis. Il donc possible de se fabriquer entre autres des munitions supplémentaires, des cocktails molotov ou simplement des seringues de soin. Dire que ces dernières sont précieuses serait un euphémisme, les zombies pouvant vous tuer aussi vite que vous ne les terrassez vous-mêmes, et ils sont un peu nombreux. La difficulté est donc généralement élevée, mais gérable, et surtout jouissive. Dans la deuxième moitié de l’aventure, le jeu donne également la possibilité d’améliorer son équipement : le joueur peut se procurer un gilet de protection (ça aide beaucoup) et monter des accessoires sur les armes comme des poignées pour plus de stabilité.

Deux jeux en un?

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Resident Evil Requiem assume proposer une dualité nette dans son déroulement. Si Grace porte tout le côté épouvante, les développeur ont décidé d’ajouter Leon S. Kennedy (héros d’un précédent épisode) comme personnage jouable mais dans des chapitres clairement orientés action. Ce n’est pas moins dur, ce n’est pas forcément moins intéressant, mais le jeu met pour le coup l’épouvante de côté, comme une résurgence du fantôme de Resident Evil 6 en milieu de Resident Evil Requiem. Resident Evil Village était nettement plus homogène dans son ambiance. Reste que le Resident Evil de cette année sait nous offrir des séquences variées et souvent ingénieuses, comme un poursuite en moto, du tir à distance ou autres moments d’horreur, de grande tension qui s’apprécient autant qu’un grand film du genre.

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La réalisation technique est quasiment sans faille y compris sur PS5 non Pro. Le rendu graphique et la fluidité de l’animation sont parfaites, tout comme l’expression des visages, on en attendait d’ailleurs pas moins. C’est peut-être sur le plan du design que ce neuvième volet marque un peu le pas, à cause d’une majorité de décors froids et communs quand le précédent assumait un travail artistique fouillé d’un aspect gothique et le fantastique. Enfin, on ne peut pas se satisfaire des boss de ce volet : combats trop raides, trop faciles, et généralement trop peu spectaculaires comparé aux méchants dantesques de Resident Evil Village.

Au final, Resident Evil Requiem se caractérise comme étant un excellent retour aux sources de la série, grâce à un côté survival poussé pas avare en émotions, et une réalisation parfaite, photoréaliste qui aide beaucoup l’immersion. La difficulté et le gameplay, plutôt exigeants, apporte une certaine tension et proportionnellement autant de satisfaction. Cependant, on peut regretter un certain manque d’ambition comparé au précédent en termes d’échelle et de design.

Resident Evil Requiem

Editeur/développeur : Capcom
Genre : Survival Horror
Modes : Solo uniquement
Sortie France : 27 février 2026
Machine(s) : PS5, Xbox Series, Switch 2, PC

Thomas Froehlicher est chroniqueur Japon & Gaming. Rédacteur pour plusieurs sites spécialisés dans le jeu vidéo, il intervient sur l'actualité vidéo-ludique depuis trois ans. Sa passion pour la culture japonaise, aussi bien classique que moderne, l'a poussé à en étudier la langue en parallèle de sa majeure en finance, puis à effectuer un semestre d'échange universitaire à Sophia University à Tokyo. Il est titulaire du Japanese Language Proficiency Test niveau 1 depuis 2012, et depuis ne jure que par les versions originales en japonais.