Ses 16 concerts francophones ont affiché « complet » en deux temps trois mouvements. Mais les fans de Céline Dion n’ont pas dit leur dernier mot. Une grande voix continuant de leur en mettre plein les oreilles avec « Dansons ». Une douce ballade valsant autour d’un monde ralenti, à quatre mains avec son fidèle partenaire, Jean-Jacques Goldman.

Slow langoureux
Vous chantez à nouveau ? J’en suis fort aise. Et bien « Dansons » maintenant ! Un slow langoureux plutôt qu’une chorégraphie endiablée orchestrant la nouvelle chanson de Céline Dion. Un retour en douceur mais pas moins retentissant pour la chanteuse dont la dernière sortie musicale remontait à 2023 sur la bande originale du film « Love Again ». Et un premier morceau en français depuis dix ans pour l’interprète de « Courage » qui en fait preuve plus que jamais depuis l’apparition du syndrome de la personne raide impactant son état de santé. Mais pas sa voix demeurant toujours aussi harmonieuse. Une diva toujours sans fausse note mais avec un peu moins d’envolées lyriques, se faisant l’écho d’un monde de plus en plus instable. « Dansons, au-dessus des abîmes, aux arrêtes des cimes, Et les bas-fonds, quittons, volons, valsons, Dansons, quand le monde vacille » entre-t-elle sur la piste au bras ou plutôt à la plume sincère de Jean-Jacques Goldman. Une ballade romantique écrite durant la pandémie de Covid à une période où la culture tournait au ralenti. « C’était en 2020, le monde s’arrêtait et des gens dansaient, confinés chez eux. Six ans plus tard, plus de virus mais nul besoin de changer un mot, le monde ne tourne pas plus rond, et nous dansons toujours au-dessus des abîmes » contextualise le chanteur dont y retrouve l’écriture soignée. Un texte toujours d’actualité tournant autour de la combativité et résilience face aux secousses du monde et épreuves de chacun. Tout en faisant écho aux récents obstacles personnels franchis par Céline Dion. Des paroles murmurées avec intensité et puissance émotionnelle progressive « pour oublier nos peines, que rien ne nous retienne ». « Tournons puisque le monde ne tourne plus rond » tire-t-elle sa révérence après 3min26 de douceur dans ce monde de brut trop souvent à contre-temps.

Eux deux face au reste du monde
Une interprétation toute en nuances, à la fois sensible et délicate accordée à une mélodie simple mais pas moins efficace. Une chanson à résonance intemporelle en quatre couplets et pas de refrain, composée d’arrangements épurés. En soit rien de novateur à se mettre sous l’oreille. Une énième belle collaboration dans la continuité des grands classiques entre Jean-Jacques Goldman et Céline Dion. Duo totalisant une trentaines de titres communs. Allant de l’incontournable « S’il suffisait d’aimer » au poignant « Encore un soir », en passant par les immenses tubes « Pour que tu m’aimes encore », « J’irais où tu iras » ou « Je sais pas » rythmant l’album « D’eux » sorti en 1995. Disque demeurant le plus vendu de l’histoire francophone à 10 millions d’exemplaires dans le monde. Une personnalité préférée des français, qui à la fois ouvert les bras et la porte de la France devenue le pays d’accueil de la chanteuse canadienne. Et c’est dans la capitale que l’on retrouve non pas les deux artistes mais un bal de couples en tête à tête langoureux. Une valse loin des parcs fermés et trottoirs déserts de la pandémie, dans les rues de la ville Lumière. Un Paris de carte postale entre les colonnes de Buren et quais de Seine. Passant par la place de la Concorde, l’ambiance romantique de Montmartre, le Jardin des Tuileries, ou encore les couloirs du métro et toits de la capitale. Avec parmi les touristes entre autre Lola Dubini, Gwendal Marimoutou, Marie S’infiltre ainsi que Carla de Coignac. Mais aussi la danseuse classique Victoria Dauberville au bras de son compagnon Mathieu Forget accompagnés par la violoniste Esther Abrami. Une vidéo poétique déjà numéro un du Top Tendances sur Youtube, qui a captivé 1,3 millions d’internautes en 48 heures aux quatre coins du globe. Un succès retentissant également sur toutes les plateformes d’écoutes en streamings. Avec pas moins de 244 000 rotations en 24H sur Spotify en France et une entrée en 15ème place du Top quotidien. Soit le meilleur démarrage des sorties de ce vendredi. Et plus de 930 000 mises en lecture dans le monde, entre autre en Autriche où il est numéro 2 sur iTunes, ou au Canada (3ème), pays d’origine de la chanteuse aux 260 millions d’albums vendus qui n’a pas fini de faire chanter et danser au-delà des frontières.
L’info + : Sur les 9 millions d’acheteurs potentiels, seuls 480 000 fans ont obtenu leur précieux billet pour la résidence française de Céline Dion programmée à La Défense Arena de Paris en septembre et octobre 2026. D’autres concerts devraient venir compléter la liste.
Côté charts, d’après les rumeurs, un deuxième morceau signé cette fois Ycare, devrait résonner cet été suivi d’un troisième qui sonnerait le premier coup justement de son très attendu retour sur scène. En parallèle, la diva a travaillé sur deux albums, un en anglais et un second en français qui pourrait bien retentir fin 2026 ou courant 2027 dans les charts.
DROUIN ALICIA





