Lisa Pariente double la dose. Deux ans après sa prise d’« Antidépresseur », l’artiste tente de diminuer ses « Effets Secondaires ». Un remède en quatorze cachets traitant en une seule prise ses maux physiques ainsi que sa santé mentale fébrile. Chronique musicale.

Une longue convalescence
Elle a l’apparence d’une bonne copine, drôle et à l’aise dans ses baskets. Un masque que fait tomber Lisa Pariente laissant couler larmes et mascara en pochette de son premier album. Une jeune femme « Frêle et cruelle » encore fragilisée par les moqueries et le harcèlement scolaire. Et bien d’autres cicatrices plus ou moins profondes pansées à coup d’instrus apaisantes. Une artiste posant des mots sur ses maux corporels et sa santé mentale fébrile. Traitantentre autre son rapport complexe au corps et ses troubles alimentaires. « J’ai peur devant mon reflet » se délaisse-t-elle de ce poids « Kilo par kilo ». Avant de se réfugier dans des « (Les) bonbons » guérisseurs acidulés au goûtd’antidépresseur pop coloré. Une prescription thérapeutique sous ordonnance d’une psy l’aidant à stopper cette épidémie de « tempêtes mentales ». Des dégâts causés entre autre par l’ex « Gourou » qu’elle a laissé entrer dans sa vie. « T’as même pas frappé, je t’ai donné les clés » tente-t-elle de se reconstruire d’une emprise amoureuse. Un mauvais rêve plutôt qu’un « Joli cauchemar » pour la chanteuse couchant sur le papier ses troubles du sommeil et terreurs nocturnes. Encore plus depuis cette nuit agitée durant laquelle elle a été violé en dormant. « Tu connaissais mon coeur, Tu connaissais mon rire, Tu déchires ma pudeur, en me laissant dormir » réveille-t-elle ce « cauchemar dans (mon) lit »bercé d’un texte hyper poignant. Une blessure intime mise en lumière pour toutes les victimes de violences sexuelles passées par cette « Ruelle sombre » qui en ont fait leur hymne guérisseur.

En cours de rétablissement
Une musique comme remède pour toutes les « Femmes » fortes et solidaires bien au-delà des « discussions bourrées aux toilettes d’un bar bondé ». Un hymne à la sororité et appel féministe de celle qui s’est faite entendre il y a huit ans sur les réseaux sociaux avec un cover de « Balance ton quoi » d’Angèle. Et qui « Dans un autre monde » traitait l’ennui du confinement à coup de drôles de posts. Un succès viral pour l’interprète de « 1 2 3 » qui se soignait à l’époque d’une rupture sentimentale via une piqure d’humour détonnant et cocktail sonore acidulé ultra léger. Unantidote choc qu’elle ressort de sa pharmacie en fin de cure. Avec comme garde malade Léman (« Comme un loser »), entendu sans la saison 6 de « The Voice ». Si il semblait être le « Premier choix » de la chanteuse, Lisa Pariente avoue être l’exception préférant parfois être « Mal accompagnée » que seule. Mais aussi moquée plutôt qu’ignorée tant que cela soulage son besoin viscéral d’exister aux yeux des autres. Tout en gardant dans un coin de la tête les jugements trop hâtifs des médias ou discours politiques divisant les Hommes. « Je suis comme eux ils sont comme moi, Je suis d’ici et de là-bas, Je suis humaine avant vos lois » manifeste-t-elle un message de fraternité et tolérance. Se faisant la voix du vivre-ensemble autour d’un refrain aux sonorités orientales faisant écho à sa double culture et plus particulièrement à ses origines juives tunisiennes. Une fervente défenseuse de l’union faisant sa force, surtout lorsqu’on s’entoure des bonnes personnes. Demeurant persuadée que même au milieu de la haine contagieuse il reste « Quelque chose à aimer » envers les autres et soi-même. Un titre au goût de réponse de « kilo par kilo ». « Je vais mieux » se rétablit l’artiste anesthésiée de toutes douleurs. Une ultime dose d’espoir la remettant sur pied sur le bon chemin de la guérison.
L’info + : Après une première partie, Lisa Pariente s’apprête à repartir en tournée. Avec une réouverture de rideau le 3 novembre 2026 à la Salle Paul Fort à Nantes. Suivi pour l’heure d’une dizaine de dates fin 2026/début 2027. Autre rendez-vous fort, le 21 mai 2027, date à laquelle son nom brillera sur la façade de l’Olympia de Paris.
DROUIN ALICIA





