Le petit prince du Raï N’B remet sa couronne. Initiateur de ce style musical ayant rythmé les années 2000, Amine revient ensoleiller les charts. Un chanteur composant son retour autour de sonorités orientales entêtantes et histoire d’amour au coeur de son nouveau hit « Elle m’aimait hier ».

Rallumer la passion
Il a fait voyager toute une génération ! Dix ans après une rapide escale dans les charts et vingt ans après un décollage fulgurant, Amine reprend les commandes de sa carrière. Un comandant franco-marocain posé au milieu d’un ciel bleu roi. Avec en toile de fond un croquis de Tour Eiffel d’un côté et une tour surplombant un palmier de l’autre, clin d’oeil à sa double culture. Si il a quelque peu changé physiquement, Amine désormais âgé de 43 ans a gardé ce même timbre éraillé et accent chantant reconnaissable. Un chanteur reprenant le micro sur le titre « Elle m’aimait hier »,composé autour des mêmes ingrédients qui ont fait son succès. À savoir, des sonorités raï N’B, contraction entre l’ambiance raï traditionnelle et une rythmique RnB. « Et ya Habibi, Qui envoûte mon âme, Pourquoi ce mépris, J’ai versé tant de larmes, Sur nos souvenirs, Le malheur plane sur moi, Le ciel est tout gris, Tu as éteint ma flamme, Avec le sourire » rallume-t-il la lumière sur lui via des paroles sombres dépeignant la fin d’une histoire d’amour. « Elle m’aimait hier, Elle était mienne, Pourquoi c’est fini fini fini fini, Mon coeur est sous terre, Le sien en pierre, Mais, je l’aime à l’infini fini fini » contraste-t-il sur un refrain solaire entêtant remettant un peu de baume au coeur. Tout en rallumant la passion entre lui et son public. Un artiste qui compte bien reprendre cette belle histoire là où il l’avait laissé. Une nouvelle page musicale s’écrivant actuellement en studio, qui devrait paraître début 2027. Un nouvel album mêlant nostalgie, émotion et renouveau qui d’après ses confidences lui « ressemble plus que jamais ». Accompagné d’un concert évènement parisien lui aussi en préparation.

Histoires de coeur ambiance Raï N’B
L’occasion pour cet artiste star des années 2000 de rejouer ses plus grands succès de l’époque. Que ce soit « Ma vie » ou son célèbre tube « J’voulais » faisant écho aux jalousies d’une femme envers la passion prenante de son copain chanteur. Des hits qui aujourd’hui encore tournent en boucle sur les plateformes d’écoutes. La page d’Amine totalisant500 000 auditeurs mensuels sur Spotify. Un engouement témoignant d’un héritage toujours vivant ranimé par des hits demeurant intemporels. Une révélation d’hier qui a marqué l’histoire de la musique française en tant que l’un des pionniers du Raï N’B, via des chansons d’amour à la fois en arabe et français. Une identité musicale singulièreinfluencée par ses idoles soul comme Marvin Gaye ou Otis Redding, ainsi que par les chants sentimentaux des populaires Chef Khaled ou Chef Hasni. Une signature qui a fait de lui l’une des voix à l’affiche de la compilation « Raï N’B Fever » du collectif du même nom où il interprète trois singles. « Just married » avec le groupe de hip-hop français Relic, « Le génie » avec le populaire La fouine. Mais surtout « Sobri (Notre Destin) » avec la chanteuse RnB Leslie. Un duo incarnant un couple dont la relation semble impossible à cause de différents familiaux. « Oh, oh, el oualidine li an doume el kelma, Ne les laisse pas séparer nos ch’mins » s’unissaient-ils sur ce tube phénomène certifié double disque d’Or. Une première certification pour Amine Mounder de son nom complet, qui quelques années auparavant avait commencé à chanter devant ses camarades de lycée. Récompense qui lui a ouvert la porte d’autres collaborations, notamment avec Kery James. C’est finalement en solo en 2005 qu’il a continué son envol « Au-delà des rêves ». Rythmé entre autre du fameux « J’voulais » atterri en première place du Top Single Français durant quatre semaines consécutives, demeure à l’heure actuelle l’un des hits de l’année 2006. Tout en demeurant fidèle au rendez-vous annuel avec ses collègues de Raï N’B Fever pour qui il a composé la suite de « Sobri » ayant renforcé sa popularité. Autre titre symbolique « Ma vie » à la fois en français et arabe. Un chanteur qui a toujours mis ses racines à l’honneur en participant entre autre à des concerts évènements comme «Maroc en fête ». Pays où il est finalement retourné après la naissance de son fils pour s’éloigner volontairement de la musique. Période qui lui a permis de prendre du recul sur l’accueil d’avantage silencieux de ses deuxième et troisième albums. Plus retentissant en revanche le hit « Senorita ». Ode aux femmes orchestrée autour de sonorités latines qui a rythmé l’été 2015. Une courte trêve estivale avant un dernier « Rendez-vous » en 2016 en costume de « Petit baba Noel ». Et un featuring surprise avec le rappeur Naps témoignant de son ambition de toucher la génération actuelle tout en retrouvant l’ancienne. Des jeunes et moins jeunes pouvant l’entendre reprendre ses chansons sur TikTok, ou encore l’applaudir au sein de la tournée nostalgique « I Gotta Feeling ».
DROUIN ALICIA





