Toujours pas de « révérence » en vue pour Véronique Sanson. Artiste sur le devant de la scène depuis plus d’un demi-siècle. Passée passée entre autre par celle de Olympia de Paris où a été enregistré son premier album live il y a pile 50 ans. Un souvenir qu’elle re-déballe à l’occasion de cet anniversaire symbolique et tandis qu’elle poursuit sa tournée de retrouvailles.

Replanter le décor
« Je ne sais absolument rien faire d’autre que de la musique » affirmait Véronique Sanson dés son plus jeune âge. Une voix historique de la chanson française composant sa « drôle de vie » d’artiste depuis bientôt 60 ans. Parmi les temps forts de sa carrière le soir du 27 février 1976 qui sonnait son premier grand concert en tant que chanteuse star à Paris dans la mythique salle de l’Olympia. Suivi d’un rappel une nouvelle fois « complet » le lendemain. Un moment gravé dans sa tête ainsi que sur son premier opus live « At the Olympia » enregistré sur place, sorti le 28 octobre 1976 soit il y a pile cinquante automnes. Une prestation dont elle a partagé un extrait pour l’occasion. Une vidéo en costume de scène où on retrouve cette virtuose du piano faisant valser ses doigts sur le clavier au son de son titre « Tu sais que je t’aime bien ». Mais c’est avec la chanson « Pour qui » qu’elle saluait les spectateurs. Un disque certifié d’or rejouant sa setlist orchestré autour de ses premiers succès. Allant de « Besoin de personne » qui lui a permis de s’imposer en solo auprès d’un large public. Un hymne à l’autonomie d’une femme libre et indépendante de faire ses choix sentimentaux. Une « Amoureuse » passionnelle aux textes palpitant autour des passions dévorantes et déchirements affectifs. Un coeur livrant toute la dualité des sentiments au sein de cette ballade emblématique qui était elle aussi bien entendu de la partie. Choisie même comme single promotionnel de l’album live. Autre extrait de son œuvre « Une nuit sur son épaule » écrite tandis qu’elle était main dans la main avec le musicien Stephen Stills. Mais aussi « Chanson sur ma drôle de vie » aux paroles joyeusement insouciantes demeurant sur toutes les lèvres.

Jamais loin du devant de la scène
Des grands classiques demeurant intemporels qu’elle continue d’interpréter aujourd’hui encore lors de sa tournée actuelle intitulée « J’ai eu envie de vous revoir ». Un nom sonnant comme un cri du coeur, faisant écho au single inédit du même nom sorti neuf ans après son dernier opus. « J’ai eu envie de vous revois, je me sentais seule à vous aimer. Alors j’ai enfilé mes bottes pour venir vous retrouver, Et tout le monde qu’il nous reste, je peux le partager » retrouvait-elle ses fans et l’ambiance de la scène où elle s’est produite à de nombreuses reprises que ce soit en pleine forme ou avec 39 de fièvre et même des doigts ou poignets cassés. Si elle avait malheureusement été contrainte d’annuler un festival au printemps 2025 en raison d’une hospitalisation d’urgence pour une infection respiratoire aigüe, Véronique Sanson profite désormais de ces grandes retrouvailles en pleine forme avec son public et ses musiciens fidèles rejouant ses plus grands succès. Que ce soit le chaleureux « Bahia », l’ode à la nature « Rien que de l’eau ». En passant par « Vancouver » du nom de son quatrième opus récemment réédité en édition vinyle limité pour son 50ème anniversaire. Ou encore l’emblématique « Ma révérence » à l’air valsant de mélancolie face à la solitude et le temps qui passe tandis que sa voix claire et chaude n’a pas pris une ride. Une chanteuse au vibrato unique capable aujourd’hui encore de pousser des notes aigües d’une intensité rare sur ses douces instrus. Demeurant une icône de la chanson française intimiste aux notes pop-rock et une réelle présence scénique. Une énergie qu’elle continue de répandre lors de sa seconde série de concerts automnaux. Une artiste qui réchauffera les foules au Sceneo de Longuenesse ce 8 novembre 2026, avant un passage par Nice, Chartres ou Rouen. Sans oublier deux dates évènements à la Seine Musicale parisienne les 16 et 17 décembre 2026. Deux soirées s’annonçant suspendues et électriques.
DROUIN ALICIA