Leurs fans en demandaient « Encore ». Neuf ans après avoir exhaussé leur « Dream », Tokio Hotel relance la « Machine ». Quatuor allemand composant son retour sur le devant de la scène autour de sonorités pop-rock accordant l’énergie de leurs débuts à une évolution plus actuelle.

Un air de rappel
Ils ont donné envie à toute une génération de suivre des cours d’allemand. Mais c’est sur des paroles en anglais que les Tokio Hotel reviennent faire chanter public français et international. Avec un titre d’opus lui dans la langue de Molière. Le nom de ce septième album studio, « ENCORE », un mot répété en boucle par leurs fans qui réclamaient haut et fort leur rappel sur scène. Mais aussi une image symbolique sonnant leur union toujours intact. Un retour aux sources sonore pour le chanteur Bill Kaulitz toujours en parfait accord avec son jumeau Tom Kaulitz lui guitariste jouant aussi du clavier. Tout comme Georg Listing également bassiste et le quatrième et dernier membre, Gustav Schäfer au poste de batteur. Douze inédits orchestrés autour d’un univers rock aux sonorités synth-pop et électroniques à l’air et l’énergie de leurs plus grands succès. Avec pour première note « Without You » dévoilé cet été. Un morceau composé entre riffs, groove de batterie et un texte palpitant appuyant sur la douleur post rupture. Mais c’est plutôt pour uneseconde chance que repart le groupe phénomène des années 2000. Des souvenirs toujours dans leur mémoire, qui leur ont inspiré le titre « Memory Lane ». Une descente dans le passé à l’époque de leurs premières sessions collectives à Magdebourg. Des amis d’enfances qui ont connu un pic de croissance sous le feu des projecteurs à s’en brûler les ailes. Un succès qui les a certes fait chanter dans les plus grandes salles du monde, mais qui les a fait grandir trop vite en les privant par exemple de bal de promo. Des hommes approchant désormais la quarantaine jetant un coup d’oeil dans le rétro, avec le recul et la maturité nécessaire pour continuer à avancer sur leur route à une vitesse plus modérée. Se demandant entre autre sur la chanson éponyme ce qu’il resterait si ils tiraient leur révérence demain. Mais qui pour l’heure garde une certaine nostalgie de leur jeunesse passée à mille à l’heure entre les fuseaux européens et américains et décalages émotionnelles (« Changes »). Un voyage au temps de leurs insomnies,dérèglement personnel et doutes face à l’avenir. Embarquant au passage une nouvelle génération de fans. Avec uneescale nettement plus lumineuse à « California Nights ». Du nom de cet état américain baigné de palmiers où ils ont si souvent perdu leurs repères. Un road trip cheveux au vent entre les plages et tours aux abord de l’autoroute 405. À destination d’une nouvelle tournée européenne, dont de grandes retrouvailles avec leur public tricolore lors de deux concerts évènement à l’Adidas Arena de Paris programmés les 30 octobre et 21 novembre 2026.

Un phénomène mondial made in Allemagne
Un re-décollage effet recoiffant pour Bill qui en 20 ans a multiplié les transformations capillaires. Terminé le pétard ébouriffé façon Emo, remplacé par un coupe longue ondulée de son épaisse tignasse brune. Même longueur pour son frangin blond, tandis que leurs meilleurs amis demeurent eux plus classiques. Un look androgyne/extravagant qui a participé à leur succès. Des garçons dans le vent qui provoquaient l’hystérie générale à chacune de leur apparition.Encore plus dés qu’ils se mettaient à jouer leur musique. Un univers pop-punk à la fois doux et rebelle, à l’image de leur plus gros tube en allemand « Durch den Monsun ». Classé numéro un en Allemagne et Autriche dés sa sortie le 15 août 2005 et certifié disque d’or. Au total plus de 10 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Un titre appelant à la persévérance face aux obstacles, encore plus lors de l’adolescence. Poussant la porte de leur chambre familiale et désordre intérieur, invitant à sortir de la tempête vers un nouveau départ et des êtres voisins. Un refrain qui a franchi les frontières de leur Allemagne d’origine. Tout comme celui de leurs autres grands classiques. Allant de « Schrei » du nom de leur disque vendu à 1,5 millions d’exemplaires, dont 200 000 en France. À « World Behind My Wall » en passant par « Ubers Ende der Welt » ou la ballade « Spring nicht » qui a fait beaucoup de bruit à cause de la mise en scène du suicide de leur leader. Autres thématiques fortes dans leurs chansons, le divorce, la drogue ou encore la solitude, le mensonge et la superficialité. Au total sept albums, neuf tournées et même un show évènement au pied de la Tour Eiffel, mais aussi 115 récompenses. La plupart décernée pour la première fois à un groupe allemand.
DROUIN ALICIA





