Le facteur est enfin repassé ! 20 ans après avoir ouvert « La lettre », Renan Luce poste de ses nouvelles. Un chanteur qui réécrira quelques lignes en live lors de « Joue repenti ». Une tournée anniversaire toute en nostalgie mais sans regret.

Un colis de tubes re-déballés
Vingt ans ça se fête ! Anniversaire que s’apprête à célébrer Renan Luce en re-déballant sur scène les 13 pages de son premier album « Repenti ». « Ses treize chansons ont mené leur vie et sont maintenant de vieilles amies à qui je rends visite de temps en temps » confesse-il sur ses réseaux sociaux d’une plume toujours aussi poétique. Un post sonnant l’heure de « vraies retrouvailles ». Celles « où l’on se serre dans les bras, où l’on s’amuse de ce que l’on est devenu ». Une grande occasion de pointer « le petit coup de vieux qu’on a pris ici, l’affection que l’on garde là ». Mais surtout de retrouver personnages et petits courts-métrages qui rythmaient le projet. Un colis de treize chansons réexpédiées dans 20 salles de concerts. Une tournée évènement intitulé « Joue Repenti » avec toujours ce même expéditeur muni de sa guitare qui rejouera cet opus dans l’ordre initial à travers quelques arrangements. Tout en cherchant à retrouver celui qu’il était en 2006. Un voyage dans le temps avec un regard muri sur le passé et quelques nouveautés. Le tout dans une approche intimiste et réflexive sur son évolution artistique et personnelle. « Je ne crois pas m’être trop trahi, mais suis prêt à me repentir à nouveau » confesse Renan Luce à quelques mois du jour J. Un premier spectacle programmé le 15 octobre 2026 au trianon transatlantique de Rouen, avant un acheminement vers Toulouse, Bordeaux, et même Bruxelles. En passant par une escale dans la capitale sur la scène de La Cigale le 17 décembre. Et d’autres dates qui pourraient bien s’ajouter à l’affiche.

Un drôle d’expéditeur
Un retour à l’envoyeur pour cet ex « Artiste révélation scène » applaudi à l’époque par plus de 300 000 spectateurs, dans des salles combles affichant « complet » des mois à l’avance. Un succès pour l’artiste dont le premier album a franchi la porte de pas moins de 800 000 foyers. Un disque qui a certainement résonné chez « Les voisines » des uns et des autres. Une chanson populaire poussant la fenêtre d’un petit curieux préférant vivre volets ouverts pour observer les habitantes d’en face. « De ma fenêtre en face, J’caresse le plexiglas, J’maudis les techniciens, Dont les stores vénitiens, Découpent en tranches, La moindre pervenche, Déshabillée. J’ai toujours préféré aux voisins les voisines » ironise le chanteur d’une plume imagée toute en finesse et humour inspirée du quotidien. Des textes narrés racontés via quelques notes de guitare et piano. Un Georges Brassens des temps modernes allé jusqu’à décrocher une certification de diamant, en plus de deux Victoires de la Musique, dont celui de l’« Album Révélation de l’année » pour justement « Repenti ». Entre autre grâce au tube de sa carrière, « La lettre », déballant tout en légèreté l’histoire d’un homme ouvrant un courrier reçu par erreur, retrouvant la trace de sa mystérieuse expéditrice. « Mais moi, je suis un homme, Qui aime bien ce genre de jeu, Je veux bien qu’elle me nomme, Alphonse ou Fred, c’est comme elle veut ». Un refrain resté sur toutes les lèvres, tout comme les « Pa-ya-pa-pa, pa-pa-ya » de Renan Luce. Un auteur-compositeur interprète qui a ensuite intégré « Le clan des miros », deuxième opus passé d’avantage sous silence. Avant de prêter sa voix à la bande originale du film « Le Petit Nicolas » sur là encore une drôle de chanson intitulée « On n’est pas à une Bêtise près » qui a résonné dans toutes les cours de récréation. Et peut-être des années plus tard dans celle de sa fille Héloïse née en 2011 de son union avec Lolita Séchan qui n’est autre que la fille du chanteur Renaud. Femme dont il s’est depuis séparé. Rupture qui lui a inspiré son dernier album en date « Renan Luce » sorti en 2019. Un artiste depuis sous silence ayant tout de même rallumé son micro sur le single « Edelweiss » en septembre 2025. Et quitravaillerait en collaboration avec Christophe Cravero sur le projet « Relectures ».
DROUIN ALICIA





