Plus de 2 millions de spectateurs l’ont déjà applaudi en concert ! Un public que retrouve Kendji Girac pour célébrer « Nos 10 ans ». Une tournée anniversaire festive et ensoleillée rythmée d’une pile de tubes et souvenirs ! Live report.

Une vague de souvenirs
Il y avait laissé son sourire… Mais c’est un Kendji Girac bel et bien radieux larguant à nouveau les amarres sur scène. Un capitaine reprenant les commandes de son navire à bord de « A nos 10 ans ». Un voyage musical solaire, avec plongeon au coeur de sa décennie de tubes. Un artiste remettant les voiles avec « Si seulement » au milieu d’une marée humaine. « Pardon si j’ai préféré me détruire, Quitte à risquer d’abîmer mon empire » sèche-t-il quelques larmes absorbées par tout l’amour du public. Un artiste levant l’ancre depuis un piano avant d’inonder la salle d’une ambiance festive. Un chanteur surfant toujours sur le succès après avoir ressorti la tête hors de l’eau. Arborant fièrement un drapeau « Color Gitano » sonnant une longue traversée de hits ayant fait chavirer les charts. Un ras de marré non pas dans les profondeurs mais au sommet d’une guitare géante, demeurant son instrument fétiche. Un paquebot continuant de naviguer dans le passé avec pour passagères une pluie d’« Andalouse » bougeant épaules et tout leur corps comme à la première heure. « Quand tu danses, le temps s’arrête » continue-t-il de faire grimper la température tandis que défilent derrière lui une vague d’images de sa carrière. « Y a eu les plateaux, y a eu les photos, Y a eu les télés, et les villes enchaînées » se remémore Kendji roulant à la « Cool » en direction de ses six albums. Avant d’embraser la salle sous les flammes et jets de fumée réchauffant l’explosif « Me quemo ».

Un bain de soleil
Une grande fête orchestrée de souvenirs avec l’envie de créer de nouveaux instants magiques. Avec pour bande son ses plus grands tubes. Allant de « No me mires mas » à « Bebeto » en passant par « Pour oublier », « Que Dieu me pardonne », ou encore « Tiago ». Une setlist ultra efficace manquant tout de même un peu de surprise ou nouveauté par rapport aux tournées précédentes. Un artiste tout de même bien plus à l’aise qu’à ses débuts, n’hésitant pas à faire tomber la guitare le temps de se laisser à quelques petits pas de danse. Tandis que continue de jouer avec brio son équipage de musiciens sur une mise en scène étincelante. Projetant entre autre une pluie d’étoiles sur « Les yeux de la mama » qui n’étaient pas les seuls à briller lors de cet instant suspendu. Un chanteur ému par ces nouveaux bains de foules, allant même jusqu’à s’immerger parmi les gradins pour une session riche en émotions. Un artiste noyant sa « (Ma) solitude » à coup de grandes accolades. « Moi, j’ai pu me tromper de route, On a pu se tromper sans doute, Tout ça, c’est vieux » (« Evidemment ») ferme-t-il les yeux sur le passé avant de rallumer « Le feu ». « Je te fais la promesse, Du meilleur de moi-même, Et que vienne l’averse, Je protège les braises » éponge-t-il sa peine en duo non pas avec Vianney mais des milliers de choeurs. Ami a qui il doit également le poignant « Le choix » interprété de manière magistrale. « On choisi pas d’être chanteur, tu sais » clame le gagnant de « The Voice » 2014 révélé avec une reprise gipsy pop de « Bella » de Maître Gims. Avant de jeter l’ancre avec là encore une relecture à son image d’« Un dos tres » confirmant bel et bien qu’après la pluie revient le beau temps.
DROUIN ALICIA





