Il fait parti des livres les plus vendus durant la période de Noël. Après les rayons librairies, « La femme de Ménage » dépoussière les salles de cinéma. Une adaptation minutieuse des plus décapante !

La femme de ménage - cinéma -

Une fiction diaboliquement addictive

Trouver un job et un toit dans une bonne famille après dix ans de prison. Millie en rêvait. Mais c’était sans savoir que derrière la porte et les visages de ses nouveaux employeurs se cache une vie encrassée de faux-semblants mais surtout d’un lourd secret. Une bien jolie « Femme de Ménage » incarnée par Sydney Sweeney, qui entre deux sessions nettoyage, rangement et cuisine va devoir répondre aux exigences et coups bas de sa patronne Nina (Amanda Seyfried) aussi chaleureuse que glaçante. Que ce soit d’aller chercher sa fille pour rien durant son jour de congé, ou aller faire les courses avec la voiture familiale déclarée volée auprès de la police. Une situation oppressante pour la jeune employée heureusement d’avantage soutenue par l’homme de la maison. Un riche entrepreneur au sourire parfait et à l’allure éblouissante. Un profil aveuglant la gente féminine autant dans leur entourage que derrière l’écran. Du moins pour les spectateurs non suspicieux découvrant cette sombre histoire. Un thriller psychologique qui s’apprécie d’autant plus après avoir lu le livre. Une histoire accrocheuse, rythmée de rebondissements et suspens. Une adaptation fidèle au récit d’origine respectant sa chronologie ainsi que la tension incrustée dans le moindre plan. En particulier dans lachambre de bonne de Millie sans fenêtre à ouvrir ni serrure. Un espace clé légèrement redécoré par rapport à la description du roman. Une fiction sombre haletante contrastée par une touche d’humour et romance. Autres détails balayé par le réalisateur, le rôle d’Enzo le jardinier n’apparaissant qu’au second plan. Tandis que la jeune Cecelia est elle moins diabolique avec sa nounou. Au fil des pages, ou plutôt des scènes d’autres rôles participent à la compréhension de l’intrigue. Si la première demi heure plante le décor, rapidement les passages chocs s’enchaînent. Allant de crises de nerfs de Nina accusée de démence, au rapprochement physique entre Millie et le démoniaque Andrew, en passant par une séance de torture capillaire et autre mutilation abdominale. Sans oublier le double jeu d’Andrew et plan machiavélique imaginé par Nina pour retrouver sa liberté loin de ce portail maudit. Scénario captivant, tenant en haleine le public durant 2H11. Et ce jusqu’à la dernière seconde laissant deviner l’adaptation du tome 2 à venir.

La femme de ménage

Récit d’un phénomène mondial

Un succès cinématographique déjà visionné par 2,8 millions de spectateurs en France. Un énorme succès au box-office pour l’adaptation de ce best seller mondial traduit en 45 langues, dévoré par des millions de lecteurs aux quatre coins du globe. Plus de 12 millions dont 2,5 millions d’exemplaires dévorés en France. Des chiffres et un phénomène inédit dans l’histoire française, faisant même mieux qu’« Harry Potter ». Sorti du chapeau par la maison City Editions chez qui la magie n’avait pourtant pas opéré de suite. Un pari d’abord à 10 000 euros misés contre rachat des droits de la trilogie. Suivi d’un tirage à 20 000 exemplaires écoulés comme des petits pains. Puis d’un gros stock remis en rayon dans toutes les librairies. Un nouveau chapitre pour le tome 1 devenu deux ans après sa sortie le livre le plus vendu de l’année en France à 620 000 exemplaires. Entre autre grâce au bouche à oreille et engouement des lecteurs y compris les moins avertis. Même succès retentissant pour les tomes suivants, « Les secrets de la femme de ménage » et « La femme de ménage voit tout ». Ainsi que de la même auteure « La Psy » ou « La prof », écrits autours d’une structure et ambiance polar similaire. Des histoires addictives poussant à veiller pour enchaîner les chapitre, signées Freida McFadden. Elle-même autrice mystérieuse aux lunettes noires, sous pseudonyme dont les interviews et séances de dédicaces se font rares. Un personnage à part entière se décrivant comme la résidente d’une « grande maison victorienne, avec les escaliers qui craquent, une maison où on pourrait crier aussi fort qu’on voudrait, personne ne nous entendrait ». Atmosphère qui a inspiré à l’autrice la plus en France en 2025 une dizaine d’histoires publiées une à une tous les trois à six mois. Notamment « La Locataire » s’invitant en rayon dés le 11 février. Suivi au cours de l’année par « L’intruse » et « Dear Debbie ».

DROUIN ALICIA