Retour sur la Coupe du Monde Féminine 2019

Le livre de la Coupe du Monde Féminine 2019 qui se déroulée en France s’est refermé ce weekend et il est l’heure de faire le bilan.

Les Coups de Cœur et les Déceptions au niveau des Nations.

Retour sur l’édition exceptionnelle de pays inattendus. Tout d’abord, nous sommes subjugués par la compétition réellement réussie de l’Italie. Grande nation du football féminin dans les années 80, l’Italie revient au premier plan après 20 ans d’absence en Coupe du Monde. Les « Azzurre » réussissent l’exploit d’atteindre les quarts de finale contre les Pays-Bas après de très grosses performances durant la phase de poule. Egalement, il est fort logique de mettre en avant les Pays-Bas. Finaliste de la compétition, les championnes d’Europe n’étaient pas spécialement dans le carré final des bookmakers. Après une phase de poule tranquille ou elles occupent la première position, elles éliminent par la suite, le Japon finaliste de la dernière édition puis la surprise Italienne et enfin la Suède dans la douleur. Pour finir les Coups de Cœur de cette catégorie, mention très spéciale pour la Suède justement, le pays Nordique n’est jamais favoris ni outsider, mais s’est fait un vrai nom dans cette édition. Concédant une seule et unique défaite dans le temps réglementaire (face aux USA) elles auront tout donnée pour atteindre très logiquement le podium.

Pour les déceptions, on débute par le Brésil, qualifié en huitièmes de finale en tant que meilleur troisième. Le groupe auriverde ne s’est jamais montré dangereux durant les poules. Egalement, la déception se tourne du côté de l’Allemagne qui a été éliminée durant les quarts de finale. Pays européen « phare » du football féminin depuis des années, les Allemandes n’ont jamais été en mesure de trouver le contenu idéal pour prétendre à une place intéressante. Sorties par la Suède, les Allemandes ne seront pas de la partie aux Jeux Olympiques de Tokyo. Pour finir, la déception totale est pour nos tricolores. Contaminée par la pression de la compétition comme « Pays hôte » et n’ayant jamais produit le jeu habituel les bleues sont sorties de la compétition durant les Quarts de finale. Il sera primordial pour le groupe France de se parler et de faire le point avant les prochaines échéances car beaucoup de « non-dit » sont apparus depuis l’élimination.

Les Coups de Cœur et les Déceptions au niveau des joueuses

 

Pour les joueuses, notre premier coup de cœur se dirige logiquement vers LA joueuse de cette compétition la bien nommée Megan Rapinoe. Malgré son âge et sa lourde blessure d’il y a une saison au genou elle est revenue dans une forme monumentale. Trouvant le chemin des filets à 6 reprises dont une fois pour la finale, elle était également la « star » du mondial pour son charisme en dehors des rencontres et ses positions politiques envers son président. Sportivement elle termine meilleure joueuse du tournoi et peut prendre sa retraite internationale sur un sacre merveilleux. Par la suite, notre second coup de cœur est évidemment pour la gardienne de la sélection néerlandaise qui  aura réalisé un gros tournoi. Très bonne face au Japon, et tout simplement héroïque face à la Suède en demi-finale, la gardienne des Pays-Bas Sari Van Veenendaal se trouve titulaire entre les barres de l’équipe type de la compétition. Pour finir, notre coup de cœur est pour l’Anglaise Ellen White. Régulièrement comparée à Alan Shearer pour son style de jeu et à Anthony Modeste pour ses célébrations, elle sera l’attraction de la prochaine ligue des champions féminine après avoir fait trembler les filets à six reprises durant la compétition.

Du coté des déceptions, nous commençons par l’attaquante Française Eugénie Le Sommer. Positionnée sur le côté gauche du onze tricolore par Corinne Diacre depuis sa prise de fonction, l’expérience d’Eugénie n’a pas fait la différence durant la compétition. En faisant trembler les filets à une seule reprise, elle est la déception principale chez les bleues. Dans les déceptions, nous pouvons également mettre la gardienne de Thaïlande Charoenying. Pour cette compétition, la gardienne Thaïlandaise encaisse 20 buts en trois rencontres sans même prendre le risque de réaliser une parade. C’est donc bien trop pour ne pas figurer ici. Enfin, on termine les déceptions par le comportement d’Ajara Ntchout l’attaquante Camerounaise. Elle a détruit la compétition du Cameroun par son comportement lors d’un but refusé (logiquement) contre l’Angleterre. Néanmoins, il serait d’ailleurs logique de mettre l’ensemble du groupe Camerounais dans cette catégorie étant donné qu’ils sont visés par une procédure disciplinaire par la FIFA.

Audiences, remplissages et médias. Un tour sur les chiffres de la compétition

On termine notre retour sur la Coupe du Monde 2019 Féminine par une vue d’ensemble sur les chiffres importants de ce mois. Tout d’abord dans les stades, pour les bleues les stades étaient tous à guichets fermés alors qu’elles jouent habituellement devant 300 personnes pour le championnat. De plus, la FIFA se félicite d’avoir franchie la barre symbolique du million de tickets vendus au début de la compétition et d’avoir 24 matchs à guichets fermés. Pour les audiences aucun problème non plus et un record fou pour le football féminin. Face à la Corée du Sud les tricolores jouaient devant 10.6 Millions de téléspectateurs puis 10.3 Millions contre la Norvège et enfin 9.6 Millions pour l’opposition au Nigeria. Par la suite, nous étions 12 Millions pour le huitième de finale contre le Brésil et 11.8 Millions pour l’élimination face aux Etats-Unis. Notons que le record d’audience précédent date de 2015 avec seulement 4.1 Millions de téléspectateurs pour un Allemagne-France. Par ailleurs, les autres rencontres été très suivies comme la demi-finale USA-Angleterre qui a fait trois fois plus d’audience que la dernière finale de Ligue des Champions entre Liverpool et Tottenham (6.2M – 2.5M). Du côté des médias, le magazine Lequipe a proposé 10 UNES de son quotidien durant le mois de compétition alors qu’elles n’étaient que quatre fois à l’affiche pour la précédente édition et TF1 qui avait obtenu les droits de diffusion pour 10 Millions d’euros (contre 850 000 euros en 2015 pour W9) a augmenté ses tarifs publicitaires dès le second match des bleues preuve de très bonne audience (95 000 euros contre 65 000 euros pour un passage de trente secondes). Enfin, Gianni Infantino le patron de la FIFA annonce que la dotation donnée aux nations participantes sera doublée pour l’édition 2023 en Afrique du Sud (60 Millions de dollars pour 30 Millions actuellement).

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Franck Moilier est journaliste polyvalent. Après des années autour du sport à Montpellier, il s’est rendu pendant quelques temps sur les ondes comme journaliste, producteur ou encore auteur. Aujourd’hui, il évolue toujours entre le sport, le théâtre et la radio afin de prendre du plaisir avec ses métiers « passions ».