Ralentissement des systèmes, dégénérescence des pièces des appareils, autant de plaintes remettant en cause le marché des smartphone.
Sur le banc des accusés de l’obsolescence programmée? Les géants de la téléphonie mobile, Apple et Samsung.

 

À l’heure où la création de déchets électroniques grimpe à échelle astronomique, atteignant les 50 million de tonnes en 2020 (selon une étude de l’Université des Nations Unies) les services marketing des grandes marques digitales poussent à la consommation.
Au plus grand regret des associations de consommateurs : multipliant les accusations « d’obsolescence programmée » notamment en France, en Italie, en Corée du Sud.

Quel est le raisonnement de cette pratique ?

Très simple et maligne, le concept étant de commercialiser des smartphones aux performances dégénératives. Après quelques mois d’utilisation, l’appareil fait ressentir des défaillances : batterie qui se décharge de plus en plus rapidement, vitesse des programmes au ralenti, et parfois même des pièces qui se désagrègent, etc. Autant de facteurs qui révoltent les clients ainsi que les pouvoirs publics.

Prenons l’exemple d’Apple, remis en cause par l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP). Cette dernière proclame que la marque à la pomme a « recours à des techniques par lesquelles le responsable de la mise sur le marché d’un produit vise à en réduire délibérément la durée de vie pour en augmenter le taux de remplacement » en créant des mises à jour sur tous les appareils, lors des sorties de nouveaux modèles. Manœuvre jugée comme « intention délibérée de pousser les clients d’Apple à l’achat d’un nouveau modèle « .

À cela, le géant américain répond qu’il souhaite simplement ralentir les mobiles dans le but de permettre l’économie de batterie, et surtout sur les anciens appareils.

Son concurrent asiatique, Samsung, se défend de la même marnière lorsqu’il est accusé de pratiquer ce type de manœuvres.

Pourquoi l’obsolescent programmée n’est-elle pas condamnée ?

La loi Hamon mise en place en France en 2014, juge l’obsolescence programmée comme un délit, et la rend passible de 2 ans de prison accompagnée d’une amende allant de 30 000 euros à 5% du chiffre d’affaire de l’entreprise. Ajouté à cela, l’image de marque régulièrement entachée par des plaintes émanant des groupes de défense des consommateurs.

Notons que les clients, de plus en plus avertis de ces pratiques, se tournent de plus en plus vers des services de réparation spécialisés, les nouvelles marques chinoises aux prix plus que raisonnables, ou bien des appareils reconditionnés.

Cependant, ces monstres du monde Digital ont plus d’un tour dans leur sac pour contourner les lois et justifier leurs failles.

Plusieurs fois épinglés puis innocentés, les grands noms de l’industrie téléphonique ont de beaux jours devant eux. Mais cela jusqu’à quand ? Affaire à suivre …

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Chloé Athiel est une passionnée du monde digital. Férue de nouvelles technologies, elle est en charge de la communication de la société de téléphonie SYMA mobile. Elle est également rédactrice pour Syma News.